LI MARINO DE LERIN
Tre que s’avesinan, en mai de la drudeso
Que soun bos nous ensigno emé si pin espés,
Vesèn uno oundo lindo e de coulour turqueso
Venènt poutouneja l’ensèn dóu ribeirés !
L’isclado en se moustrant tant bèn enviróutado
Sublimamen, alor, d’emblado nous enfado
Quand miran de-countùni aquéu flame tablèu !
Countemplessian toujour sis escrèto marino
Que li mounge enjouia li troubèron divino
Que sèmpre lusiran sout l’aflat dóu soulèu !
Reinié Raybaud
LES RIVAGES DE LÉRINS
Dès que l’on s’approche, en plus de la luxuriance
Que nous montre sa forêt de pins vigoureux,
Nous voyons une eau limpide aux couleurs turquoises
Qui vient embrasser l’ensemble du rivage.
Avec un tel environnement, l’archipel sublime
D’emblée nous ensorcelle et l’on ne se lasse pas
D’admirer ce magnifique tableau ! Puissions-nous
Longtemps contempler ses rivages intacts
Que les moines enthousiastes trouvèrent divins,
Qui luiront éternellement sous les caresses du soleil !
Adaptation : Gilles Désécot
Pouësìo manlevado dóu libre Lis Isclo de Lerin
