ESCRI SOUTO UN TABLÈU ENSOULEIA
dóu pintre Edouard Athenosy, en Avignoun
Sian à la fin d'avoust, fai caud, l’oumbro èi requisto,
Lou dardai souleious vous enlèvo la visto ;
I'a res is alentour, pas meme un paure aucèu,
Rèn que vèngue raia lou pale azur dóu cèu ;
I'a res davans lou mas, res sus la blanco draio.
Ei miejour, tout repauso e degun es en aio ;
La recordo ei rintrado, e noste soulèu blound
Sus lou champ dauro encaro un marrit estoubloun :
Davans aquéu tablèu de sesoun estivalo,
Me sèmblo ausi canta li darriéri cigalo !
Enri BOUVET.
Avignoun, 1887
Armana Prouvençau 1888
ÉCRIT SOUS UN TABLEAU ENSOLEILLÉ
du peintre Édouard Athenosy, Avignon
Nous sommes à la fin août, il fait chaud, l’ombre est exquise,
Les rayons du soleil vous aveuglent ;
Il n’y a personne aux alentours, pas même un pauvre oiseau,
Rien qui vienne strier le pâle azur du ciel ;
Il n’y a personne devant le mas, personne sur le blanc sentier.
Il est midi, tout repose et personne ne bouge ;
La récolte est rentrée, et notre soleil blond
Sur le champ dore encore un mauvais chaume :
Devant ce tableau d’une saison estivale
Il me semble entendre chanter les dernières cigales.
Henri Bouvet
Avignon 1887

Tablèu d"Athenosy (1859-1934) - Escolo d'Avignoun