DIMARS 5 DE DESÈMBRE 2017
Sant Gerald
Ditado :
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Fau jamai si counfessa d’un reinard.
Il ne faut jamais se confesser auprès d’un renard.
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Tant qu’es pas dins lou carnié comtes pas sus lou gibié.
Tant qu’il n’est pas dans le carnier ne comptes pas sur le gibier.
Verbe coumta au presènt de l’endicatiéu :
còmti, comtes, comto, coumtan, coumtas, comton
Tèmo :
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Quand je travaille je mange la paille ;
Quant je ne fais rien je mange le son.
Quouro travaìi, màngi la paio ;
Quouro fau rèn, màngi de bren.
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Pourvu qu’il pleuve.
Proun que plòugue.
Basto que plòugue.
Mai que plòugue.
Peno que plòugue (Agai)

LA COUPE FELIBRÉENNE
En remerciement de l’accueil fait en Avignon au poète catalan Don Victor Balaguer, expatrié pour raison politique, et aussi en témoignage de la fraternité qui a tout le temps lié d’amitié la Catalogne et la Provence, les patriotes catalans et les amis de Balaguer ont envoyé au Félibrige un présent de grand prix. C’est une coupe d’argent admirablement ciselée.
Elle provient d’une souscription de mille-huit-cents signatures ; et elle a été faite à Paris chez l’argentier Jarry, à cause des évènements d’Espagne, qui ont empêché de faire l’œuvre à Barcelone.
Voici comment est la coupe : c’est une conque de forme antique, supporté par un palmier. Il y a contre le palmier, debout et se regardant, deux belles figurines qui représentent comme des sœurs la Catalogne et la Provence. La Provence à le bras droit autour du cou de son amie, pour lui marqué son amitié ; la Catalogne met la main droite sur son cœur et semble dire merci.
C’est un groupe admirablement créé, et réussi, par le sculpteur Fulconis d’Avignon, et qui fait double honneur à l’artiste. Nous devons dire, ici, en effet, que quand Fulconis, à qui ce travail avait été confié (car il habite paris), appris la destination patriotique de l’objet, il refusa pour son travail tout paiement, et généreusement il donna son art à l’idée patriotique et nationale.
Au pied de chaque figurine, vêtue à la mode latine et le sein nu, il y a, dans un écusson, les armoiries qui la désigne.
Autour de la conque et en dehors, écrit sur un ruban enroulé avec les lauriers, on lit les mots suivants :
Cadeau offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux
Pour leur hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer 1867.
Et sur le piédestal sont finement gravées ces autres inscription :
On dit qu’elle est morte
Mais moi je la crois vivante
V. Balaguer
Ah ! s’ils savaient m’entendre !
Ah ! S’il voulaient me suivre !
F. Mistral
Gui de Mount-Pavoun
(Armana Prouvençau de 1868)


