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DIMARS 28 DE MAI 2019

 

Sant German

 

Ditado :

 

  • Un bouan pastre pouarto la capo que tèms que fague.

Un bon berger porte la cape quel que soit le temps.

 

  • La carestié fa passa la fantasié

La disette fait passer la fantaisie .

 

  • Fau embrassa lou pèd pèr agué la branco.

Il faut embrasser le pied pour avoir la branche.

 

  • Qu toco d’un pèd nado segur.

Celui qui a pied nage en sécurité.

 

 

 ​Tèmo : 

 

  • Il ne faut jamais se tenir aux petites branches.

Jamai si fau teni ei branqueto

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LA MONTÉE DU FARON

 

Cet été là, pour une fois,  j’étais libre ; j’ai pu suivre le Tour de France. À la télévision, pas en vélo ! Qu’allez-vous vous imaginer ?

Je vous dirai que je ne fut pas enthousiasmé par le spectacle. Il y a même des jours, quand ils étaient dans les montagnes, que ça me faisait bouillir le sang de voir tous ces fadas, en bermuda aux gros motifs, courir à côté des cyclistes, manquant même, parfois, de les renverser, leur vidant une bouteille d’eau sur la tête ou encore leur envoyant une grosse tape sur le dos. Ce n’est pas possible d’être aussi bête.

Mon voisin Jacques, qui ne parle jamais pour rien me dit :

– Moi, à les voir, j’en suis rassuré : je me dis que la race des couillons est loin de s’éteindre.

Ce que j’ai surtout regretté, c’est que, alors qu’ils passaient par des chemins que nous ne prenons plus, maintenant que nous sommes toujours pressés, on ne nous ait pas fit voir les beaux endroits qu’ils traversaient. Que se soit au nord ou à l’ouest, on ne voyait la route, la route et rien que la route !

Je sais bien qu’il ne sont pas seuls. Vous pouvez me dire la différence entre une voiture de F1 comme en dit, en Italie et une autre en Australie ? Il n’y en n’a pas ! Vous voyez Schumacher derrière Hill, à moins que ce ne soit le contraire, une heure de temps, et rien du paysage ou du public.

C’est pareil pour le rugby. Nous les Toulonnais, nous savons qu’une rencontre se passe autant dans le public des populaires que sur le stade. Mais allez faire comprendre cela a des reporters parisiens : mission impossible !

Nous voici loin de la bicyclette !

 

Quand j’étais petit – ce n’est pas d’hier – le grand moment de l’année toulonnaise était la course du Faron. J’avais la chance d’avoir un oncle sportif, en pantoufles, mais bref ! Dès que je fus en mesure de le suivre, il m’emmena au Faron avec l’équipe de ses amis.

C’était une véritable expédition qui se préparait longtemps à l’avance. Chacun tenait son rôle ; Tony, qui avait un cousin charcutier, était chargé des cochonnailles : saucisson, fromage de tête et le reste ; mon oncle apportait la dame-jeanne de vin ; Loulou le pain ; les autres ce qu’ils pouvaient : fruits, fromage et tutti quanti. Banette, qui était radin, offrait les olives et le sel !

On discutait de tout, rien n’était oublié.

Et les coureurs ? Oh, eux étaient secondaires, le prétexte pour bien se remplir l’estomac et prendre un bon bol d’air sur les hauteurs de la ville.

L’année dont je vous parle, rendez-vous était donné devant le portail de l’Hôpital Sainte Anne. Il n’y eut pas de retardataire ! On monta doucement, en parlant, en saluant les amis qui nous passaient devant ou, au contraire, qui faisaient une petite pause sur un rocher pour reprendre leur souffle. De temps en temps il y en avait un qui s’arrêtait pour ôter son tricot, mais il nous rattrapait vite. Loulou qui avait du diabète, lui, c’était pour pisser !

Nous passâmes le virage de la Croix pour nous arrêter un peu plus loin, toujours au même endroit tous les ans : un endroit d’où nous pouvions voir les coureurs pour cinq ou six passages. En plus de cela, on avait sous les yeux tout Toulon, la Rade, l’Arsenal et la pointe de Saint-Mandrier.

Pendant que nous admirions le paysage, Banette, qui se moquait bien de la vue, dressait la table : une couverture de l’armée en guise de nappe, quelques pierres pour s’asseoir. Pui il essuyait les verres avec un torchon, il ouvrait les boites de conserve, coupait le saucisson et sortait la pain du sac. Il ne le coupait pas : entre copains, le pain ne se coupe pas, il se rompt !

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Quand il fut prêt, il appela son monde et, avec le grand air, personne ne se fit prier ! Dans la joie, comme il se doit, nous fîmes tous humeur à la nourriture. C’est seulement quand les ventres furent rassasiés que l’on parla de bicyclette ! Ils étaient tous d’accord : une fois de plus, la lutte se ferait entre le fameux grimpeur italien Bottechia et les frères Pélissier, admirés de tous.

En ce temps là, la route n’était pas encore goudronnée, les vélos faisaient dans les vingt kilos, il n’y avait pas de changement de vitesse, et celui qui crevait devait se débrouiller tout seul. C’était l’Enfer !

– Ils sont partis ! cria quelqu’un. Vite nous nous avançâmes de la murette pour essayer de les voir. Mon oncle qui avait peur que je tombe dans le ravin, me fit passer devant lui, mais il me tenait ferme par les épaules.

Et les coureurs furent là.

Bottechia était le premier, d’une cinquantaine de mètres. Il passa devant nous, dégoulinant de sueur, en danseuse, les lèvres crispées et tirant une langue de vingt centimètres.

Quelques uns applaudirent. Des Italiens à coup sûr.

Banette était assis sur sa pierre.

– Voilà Francis (Polisseur)

Là, alors, Banette quitta son perchoir et vint près de nous, une tranche de saucisson d’une main, un verre de vin rouge de l’autre, et quand, Pélissier, donnant tout ce qu’il pouvait pour rattraper son ennemi, les yeux hors de la tête, debout sur ses pédales, passa devant lui, sans quitter son calme il lui cria :

– Allez, fonce, feignant !...

Puis il remonta doucement jusqu’à sa pierre pour finir son sandwich.

C’était un sportif, lui !!!

André Bernard

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AVIS POUR DE l’ARGENT

Les M’ont fait tort

–  Tu n’es pas abonné à l’AVEP ? C’est pas croyable !

– Avec le retraite que j’ai ! Mes doublures se touchent. Si l’on m’avait donné ce que je méritait ! Bientôt je serai obligé d’aller aux restos du cœur !

– C’est vrai, on n’est guère pistonnés, pas comme certains ! Cependant cela je le paie plus volontiers que la note de l’eau, parce que le provençal es la langue des dieux.

- Finalement tu as bien raison, de toutes façons avec le RDS, le MDS et le CRS ils vont tous nous plumer, alors un peu plus, un peu moins…

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Bertran de Born (v. 1140 – v. 1215), serait né au château de Born, aujourd'hui disparu, sur la commune de Salagnac (Dordogne), seigneur d'Hautefort, à la frontière entre Limousin et Périgord. C'est un troubadour qui célèbre l'amour et la guerre. Il fut mêlé aux luttes des fils d'Henri II Plantagenet, et prit parti contre Richard pour Henri le Jeune. À la mort de celui-ci, il se réconcilia avec Richard, qu'il soutint à son tour contre Philippe-Auguste. Ses plus belles poésies sont des sirventes à l'accent satirique très violent.

La vie de Bertran de Born a été décrite dans l'édition de ses poèmes qu'a faite Gérard Gouiran, professeur à l'université de Montpellier. Jean-Pierre Thuillat a également fait de nombreuses recherches sur ce troubadour singulier, et les a regroupées dans sa biographie.

Bertran de Born étant vavasseur, sa seigneurie n'était pas divisible. Il était donc conjointement seigneur d'Hautefort avec son frère, Constantin, lequel avait comme lui épousé une Lastours.

On trouve d'autres cas de coseigneuries parmi les troubadours, le plus célèbre étant celui des « quatre troubadours d'Ussel », trois frères et un cousin. Le xiie siècle a été marqué par ce que les historiens du Moyen Âge considèrent comme un « renouveau de l'État », du moins de l'idée princière. Les seigneuries qui s'étaient rendues indépendantes dans le passé entrèrent en concurrence avec des principautés territoriales — le duché d'Aquitaine, le comté de Barcelone et de Provence, le comté de Toulouse, puis la royauté française après la croisade albigeoise du xiiie siècle — qui leur contestaient leur « mini-États ». Un des moyens employés par les principautés territoriales pour diminuer l'influence des châtelains locaux fut de recourir aux luttes féodales internes de leurs familles.

C'est ainsi que Bertran de Born entra en conflit avec son propre frère, passé sous le giron des Plantagenet — devenus après 1154 et le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II suzerains du Limousin. Dès lors, Bertran de Born eut toutes les difficultés pour faire valoir son droit à être seigneur indépendant d'Hautefort. Cette lutte pour l'indépendance est au cœur de la poésie de Bertran de Born, qui aborde quasiment exclusivement des thèmes politiques.

Il suffit de dire que Bertran de Born chercha lui-même à jouer sur les dissensions à l'intérieur de la famille des Plantagenet afin de garder son indépendance, mais qu'il fut contraint finalement d'aller s'humilier publiquement devant la famille de ses suzerains lorsqu'elle fut réconciliée. Il incita les fils de Henri II à lutter contre leur père, soit parce qu'il les considérait comme des chefs nationaux, à cause du sang aquitain que leur avait transmis leur mère, soit parce qu'il voulait perdre ces princes en les dressant les uns contre les autres. Il fut lié surtout avec l'aîné Henri le Jeune. Étant tombé entre les mains du roi d'Angleterre Henri II, il n'avait eu pour obtenir son pardon qu'à éveiller le souvenir de ce jeune prince. Henri II lui rendit son château.

Après la mort de Richard Cœur de Lion, il renonça aux intrigues politiques ainsi qu'à la guerre, et finit par se retirer à l'abbaye de Dalon — fondée au xiie siècle à Sainte-Trie (Dordogne) par Géraud de Salles et que son beau-père, le grand Gouffier de Lastours, avait contribué à fonder. Il y termina sa vie.

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Richard Ier d'Angleterre2 dit Cœur de Lion (8 septembre 1157, palais de Beaumont à Oxford – 6 avril 1199, château  de   Châlus-Chabrol)   

fut roi d'Angleterreduc de Normandieduc d'Aquitainecomte de Poitierscomte du Maine et comte d'Anjou de 1189 à sa mort en 1199.

Fils d’Henri II d'Angleterre et d’Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé dans le duché d'Aquitaine à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin. Il devient comte de Poitiers à l'âge de onze ans et duc d’Aquitaine lors de son couronnement à Limoges. Après la mort subite de son frère aîné le roi Henri le Jeune en 1183, il devient héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, de la Normandie et du Maine.

 

Pendant son règne, qui dure dix ans, il ne séjournera que quelques mois dans le royaume d’Angleterre et n'apprendra jamais l'anglais. Il utilise toutes ses ressources pour partir à la troisième croisade, puis pour défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était pourtant auparavant allié contre son propre père. Ces territoires, pour lesquels il a prêté allégeance au roi Philippe, constituent la plus grande partie de son héritage Plantagenêt. Les Anglais l’appellent Richard I, les Français Richard Cœur de Lion, dans les régions occitanes, il est surnommé Oc e No (« Oui et non » à cause de son supposé laconisme), et les Sarrasins, Melek-Ric ou Malek al-Inkitar (roi d'Angleterre).

En son temps, il est considéré comme un héros, et souvent décrit comme tel dans la littérature. Il est aussi un poète et un écrivain célèbre à son époque, notamment pour ses compositions en occitan, mais aussi en langue d'oïl.

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