DIMARS 23 DE MAI 2017
Sant Didié
Ditado :
-
Plòu toujour sus li bagna.
Il pleut toujours sur ceux qui sont mouillés (signification : Le malheur tombe toujours sur les malheureux).
-
Un jour plòu l’autre souleio.
Un jour il pleut l’autre il fait soleil.
-
Pluieo d’avoust tout òli e tout moust.
Pluie d’août fait du bien aux oliviers et à la vigne.
Tèmo :
-
Des oiseaux de rivière ou d’étang ne prend que l’arrière, pas le devant.
D’aucèu de ribiero vo d’estang, pren lou darnié noun lou davans.



UN NOUVEL ÉLÉMENT CHIMIQUE À
AJOUTER DANS LE TABLEAU
PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS CHIMIQUES DE
MENDELEÏEV
L’ ÉLÉMENT 115
NOM
Femme
SYMBOLE
Fm
DÉCOUVREUR
Adam
MASSE ATOMIQUE
Acceptable à 60 kg, mais on en connait de 40 à 250 kg.
OCCURRENCE
Très abondante dans le monde.
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
Entre en ébullition pour un rien et gèle sans raison.
CONDUCTIVITÉ THERMIQUE
Faible… surtout aux extrémités inférieures.
POUVOIR DE DILATATION
Croit avec les années
Cède aux pressions appliquées aux ponts sensibles.
STRUCTURE MOLÉCULAIRE
Parfaite à 90/60/90
Existe en Amérique sous la forme croissante de 60/90/120
Et dans mles pays nordiques sous la forme dite « plate » de 50/50/50.
PROPRIÉTÉS CHIMIQUES
Très grande affinité pour l’or, l’argent, le platine et tous les métaux nobles
Absorbe de grandes quantités de substances onéreuses
Peut éclater spontanément sans avertissement
Insoluble dans les liquides, mais présente une activité
très augmentée par saturation dans l’alcool.
Réactivité très variable selon les moments de la journée.
Grosse aptitude aux changements d’humeur et à la jalousie.
UTILISATION ORDINAIRE
Très décorative surtout dans les voitures de sport
Puissant agent nettoyant.
Aide efficace pour la détente et la distraction
ESSAI
Devient verte quand elle se trouve à côté d’un échantillon de meilleure qualité
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Très dangereuse dans des mains non expérimentées.
Il est illégal d’en avoir plusieurs échantillons,
mais il est possible d’en détenir plusieurs dans des endroits différents
tant que les échantillons ne se rencontrent pas (risque d’explosion)
ATTENTION
Certains chercheurs de l’Amérique du Nord on découvert le moyen d’en fabriquer artificiellement, présentées généralement sous les marques
TRAVELO ou DRAG QUEEN
N’UTILISER QUE LE PRODUIT D’ORIGINE
Adaptation au Provençal : Roseline Martano


L’HALEINE
J’ai une nièce qui est un bigorneau. Elle est faite au moule et puis elle a un joli minois. A la voir tant pulpeuse et tant gaillarde on lui achèterait sa santé.
Mais elle a une maladie d’estomac qui lui donne mauvaise haleine.
Un médecin qui la soignait dit comme cela : « Il faut la marier, et c’est certain que ça lui passera ».
Le remède fut facile à administrer car un prétendant se présenta et les affaires allèrent rondement.
Un dimanche qu’ils étaient tous de sortie au cabanon, chacun donnait un coup de main pour préparer le déjeuner. Ma nièce, elle, était allée faire des commissions. De retour elle trouva son prétendant qui coupait du bois, elle s’approcha doucement de lui par derrière et, en riant, elle lui ferma les yeux avec les mains et leui souffla sosu le nez en disant :
— Devinez un peu ce que je viens de manger ?
Lui, le pauvre, à l’odeur crut avoir deviné. Il dit :
—Vous avez mangé du fromage fort !
Alors, elle, mortifiée, répliqua :
— Que vous êtes peu galant ! Alors vous ne sentez pas que je viens de manger des fraises ?
POUR DIRE DES MESSES
Madame Boulin désirait un enfant. Elle en voulait un de toutes ses forces pour ne plus s’ennuyer, pou le pouponner, le dorloter. Puis, que voulez-vous, cela lui aurait plu et elle en voulait un. Mais, va te faire foutre, malgré toute se bonne volonté, elle n’était pas plus avancée après trois ans de mariage que quand il étaient fiancés.
Elle songeau donc à faire dire des messes. Elle alla donc trouver le curé. Celui-ci lui dit :
— Allez, des messes je vous en dirai tant que vous voudrez. C’est trois francs pour chacune au Maître-autel.
— Tenez, voici ce qu’il vous faut, je ne regarde pas à la dépense.
— Mais, ajouta le curé, pourrais savoir à quelle intention il faut dire ces messes ?
— C’est pour demander à Dieu la grâce d’avoir un enfant.
— S’il en est ainsi, répliqua la curé en rendant les sous, il n’y a rien de fait. Je n’ai pas l’habitude de demander à Dieu ce que je peux faire moi-même. Sur ce, si vous ne vous aidez pas, allez, soyez certaine que Dieu n’y mettra pas les mains
.
LA SOMNAMBULE
Ce pauvre Bacin, ce qu’il était cocu ! Sa femme, le si belle Claire lui en faisait porter une charge sur la tête ! Le plus fort est que — à part lui — les gens dans le pays, le savaient et que quand il se trouvait une bonne âme charitable qui voulait lui en toucher un mot, lui ne le croyait pas. Il disait comme cela :
— Vous êtes une mauvaise langue. Mêlez-vous de ce qui boue dans votre marmite !

Le pauvre Bacin, le malheureux, mourut jeune, pas de cocufiage parce qu’il parait que cela n’est pas une maladie qui vous enterre, mais des mauvaises fièvres.
Quand il fut mort, la première semaine suivante il se passa des choses à faire peur. Chaque nuit, la femme entendait un boucan du diable. Elle alla en parlé au curé qui lui dit ceci :
— Comment voulez-vous qu’il n’en soit pas ainsi, avec tout ce que vous lui avez fait à ce saint homme du temps qu’il était en vie ! Faites-lui dire des messes et vous verrez que cela ne sera plus rien.
— Si ce n’est que cela, répondit la veuve, dites des messes à foison, je vous paierai ce qu’il faut.
On donna donc des messes, ce qui ne fit pas plus d’effet qu’un emplâtre sur une vitre. Toutes les nuits il y avait un sacré sabbat. Alors on parla à la veuve, d’une somnambule qui pouvait voir tout ce qui se passait dans l’autre monde. C’était une pocharde comme pas une, aussi, quand la belle Claire alla chez elle pour lui demander ce qu’elle voulait savoir, l’autre s’endormit rien qu’en voyant la carafe d’eau qui lui servait pour ses sorcelleries.
— Que voulez-vous que je vous dise, lui dit-elle enfin, que voulez-vous savoir ?
— Si mon homme est en enfer ?
La vieille ivrogne sembla chercher, un moment, les yeux fermés. Puis elle dit :
— Non, je ne le vois pas.
—Est-il au purgatoire ?
— Non plus, il n’y est pas.
— Alors il est au Paradis, c’est certain
— Non, je ne le trouve pas.
— Elle est bonne celle-là ! dit la veuve, où peut-il bien être caché ?
— Mais… mais, il est à votre porte, je le vois, le pauvre !!
— A la porte ??... et que diable y fait-il ?
— … Il ne peut pas rentrer, tant il a sur la tête des cornes énormes. Alors il se les fait racler. C’est ce bruit que vous entendez chaque nuit, et il y en a encore pour au moins six mois.
LE BOITEUX
Un gascon était boiteux à un point inimaginable. Il avait une jambe plus courte que l’autre, aussi il boitait tellement qu’à chaque pas il semblait faire une révérence, en veux-tu en voilà.
Un jour, il était venu au jardon de la ville. Il allait le long de l’allée ou, des deux côtés, les gens étaient entassés sur les rangées de chaises. Et, come il marchait, allez de faire des révérences toujours du même côté…
— Oh ! oh ! lui cria un des ses amis qui le rencontra, mais là vous avez tort, vous réservez toutes vos salamalecs aux personnes qui sont de ce côté et vous n’avez même pas l’air de voir ceux qui sont de l’autre. cela ne va pas.
— Attendez un peu que je repasse, répondit le boiteux, je vais faire un aller-retour ; à mon retour, les autres auront leur revanche, qu’ils se tiennent prêts au double.