DIMARS 2 de FEBRIÉ 2021
Presentacien
PICHOUNO GALEJADO
Jan-Lu Domenge (parla de Castelano)
Vaqui uno pichouno galejado :
Un jour que lichetavo, Muraire de La Lagno veguè quaucun qu’èro pas de l’endrech passa sus lou camin que meno à Grasso.
Crentous de soun naturau anavo se leva de davans quouro l’estrangié lou cridè :
– Digas-me un pau, brave ome ! Escusas se me tróumpi : siéu bèn sus lou camin de Grasso ?
– Nàni, vous troumpas pas.
– Ai fouorço camin à faire encaro ?
– Huuuu ! Avès encaro uno bouono estirado.
– Quant me fau de tèms pèr li ana ?
– Hum ! Hòu (¬) sàbou pas !
– Coumo ! Saurrias pas me dire se n’ai encaro pèr uno miechoureto, mai ou mens ?
– Nàni, sariéu bèn en peno pèr vous hòu dire au just.
– Aquelo empego !
E l’estrangié passè camin.
Avié pas fa cinquanto pas que s’entendè souna pèr Muraire :
– Òuh, l’ome ! Se li anas d’aquéu pas, n’avès pèr tres quart d’ouro lou mai.
– Alor, poudias pas m’hòu dire adès, brave ome ? s’estounè l’estrangié.
– Nàni. Perqué vouliéu vèire, avans, coumo caminavias.
(¬) hòu : correspond à notre pronom lou
PETITE BLAGUE
Jean-Luc Domenge (parler de Castelanne)
Voici une petite plaisanterie :
Un jour que bêchait, Muraire de La Lagne vit quelqu’un qui n’était pas de l’endroit passer sur le chemin qui mène à Grasse.
Timide de nature il allait s’écarter quand l’étranger l’appela :
– Dites-moi, brave homme ! Excusez-moi si je me trompe : je suis bien sur le chemin de Grasse ?
– Non, vous ne vous trompez pas.
– J’ai beaucoup de chemin à faire encore ?
– Hum ! Vous avez encore une bonne trotte.
– Combien me faut-il de temps pour y aller ?
– Hum ! Je ne sais pas !
– Comment ! Vous ne sauriez pas me dire si j’en ai encore pour une petite demi-heure, plus ou moins
– Non, je serais bien en peine de vous le dire au juste.
– Elle est bonne celle-là !
Et l’étranger passa son chemin.
Il n’avait pas fait cinquante pas qu’il s’entendit appelé par Muraire.
– Oh, l’homme ! Si vous y allez de ce pas, vous en avez pour trois-quarts d’heure au plus.
– Alors, vous ne pouviez pas me le dire tout à l’heure, brave homme ? s’étonna l’étranger.
– Non. Parce que je voulais voir avant comment vous marchiez.
Tèmo – 8
Extrait du livre de Jean-Luc Domenge : « Grammaire du Provençal Varois » avec son aimable autorisation.
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Il est toujours chez celui-ci, chez celui-là.
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Et ça marche maintenant, ce petit bout d’homme.
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Tu ne vas pas manger ça !
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Il ne retrouve pas son chapeau, cela l’ennuie.
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Je voudrais insister sur ceci.
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Il prit un livre à celle-ci et le rendit à celle-là.
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C’est pour cela que les hérissons ont des piquants.