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DIMARS 13 DE JUN 2017

 

Sant Antòni de Pado

 

 

 

Ditado :

 

  • Si pren mai de mousco emé de mèu qu’emé de fèu.

On prend plus de mouches avec du miel qu’avec du fiel.

 

  • Fiho e figuiero dèvon pas moustra la jarretiero.

Les filles et les figuiers ne doivent pas montrer leur jarretière (le tronc craignent le soleil.

 

  • Juliet pouarto l’aiet.

Juillet porte l’ail ( l’ail murit en juillet)

 

 

Tèmo :

 

  • Qui est jaloux est amoureux.

Qu es jalous es amourous.

 

  • Qui est jaloux devient bossu.

Qu es jalous devèn (vèn) gibous.

LE MAL DE TÊTE DU PATRON

Ce matin là, les employés de monsieur Cassoti sont très surpris : à neuf heures le patron n’est pas encore arrivé au bureau : D’habitude, à huit heures moins le quart il est déjà installé et quand les secrétaires arrivent ils sont certains de le trouver en place. Aujourd’hui, de ne pas le voir se « pointer » met tout le chantier en émoi.

Ah ! le voici qui montre son nez. Neuf heures et quart : un record !

Mon dieu ! Il n’a pas l’air frais, vous savez ! Il entre le visage froissé, les sourcils froncés, en se tenant la tête et, tout en pendant son manteau et son chapeau au porte-manteau, il dit d’une voix mourante :

— Ah ! mes amis, quel mal de tête ! Depuis cette nuit je me paie une migraine que je ne vous dit que cela ! Il me semble que ma tête va exploser. J’ai de douleurs aigües qui me traversent le cerveau comme des coups de couteau. Je ne sais plus où je suis. Aie ! aie, ma tête !

Cassius le jeune comptable engagé depuis peu de temps, s’écrie compatissant :

—  Oh ! Monsieur quel dommage : Allez ! je connais, j’y suis sujet. Pas plus tard que la semaine dernière j’en ai eu une carabinée. Heureusement elle ne m’a pas duré longtemps : ma femme, en me voyant dans cet état, m’a installé sur le canapé, elle a mit ses bras autour de mon cou, elle m’a embrassé, elle m’a fait des câlins, elle m’a … Bref, tellement que le mal de tête est passé comme il était venu !

Les collègues de Cassius, bouche bée, n’en perdaient pas une.

— Ça, alors, c’est un drôle de remède ! s’écrièrent-ils émerveillés.

Le patron, lui, alla reprendre son manteau et son chapeau et, en les mettant, marmonna :

— Eh bien ! c’est vrai ! J’ai tout essayé, mais jamais de la vie je n’aurais pensé à cela :

Puis :

— Dis-moi, Cassius, tu ne sais pas si ta femme est à la maison, à cette heure ?

 

Marie-Jeanne  Autran – tiré de l’AVEP

LE MAIRE, LA FONTAINE ET LE CURÉ

Dans un beau petit village, je ne vous dirai pas son nom, il y avait une belle fontaine où coulait nuit et jour une eau limpide, pure, où les femmes venaient chaque jour, faire leur provision d’eau. Il n’y avait pas encore l’eau au robinet. Le curé de ce village, s’étonnait que jamais à confesse, aucune de ses paroissiennes ne lui ait jamais avoué un péché d’adultère. Cependant, il y en avait de bien jolies, que le diable devait turlupiner. Alors le dimanche où justement l’évangile du jour parlait de la femme adultère, du haut de sa chaire, il en vint à dire :

— Je comprends bien qu’il y ait des péchés qui ne sont pas faciles à avouer ; alors, si par hasard, je dis bien par hasard, si l’une d’entre vous avait péché, elle n’aurait qu’à me dire à confesse, j’ai glisser à la fontaine, et comme a dit Jésus à la femme adultère, va, je te pardonne, mais dorénavant ne pèche plus.

Quelques jours après le bon curé tomba malade et fut envoyé à l’hôpital. L’évêque du diocèse pour ne pas laisser cette paroisse sans pasteur, lui envoya un jeune abbé. Celui-ci aussitôt arrivé, alla rendre visite au maire. Il fut bien reçu par lui, il lui souhaita un bon séjour dans son presbytère. Les semaines passent et le curé, guéri, revint chez lui. L’abbé prit sa valise pour s’en retourner. Mais avant de partir, il alla dire au revoir au maire, il lui dit tout le plaisir qu’il avait eu d’avoir été bien reçu par tous. Et il lui dit : « Monsieur le maire, avant de partir, il faut que je vous dise que vous devriez voir un peu votre fontaine, car quelque chose ne va pas bien, car quelques femmes m’ont dit qu’elles avaient glissé plus d’une fois à la fontaine, alors avant qu’un accident arrive, j’ai tenu à vous en parler ».

Le maire qui était bon catholique pratiquant et qui avait assisté au prêche de l’autre curé, se mit à rire à en éclater. Alors l’abbé qui ne savait pas que ce qu’il allait dire trahirait le secret de la confession, lui dit : « Mais monsieur le maire ce n’est pas risible, tenez la semaine passée, votre femme, elle ne vous l’a peut-être pas dit, mais deux fois, elle a glissé à la fontaine. »

Je ne connais pas la suite de l’histoire, mais c’est certain que le rire du maire doit être devenu jaune.


Rapporté par P. Augé

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LE REPRÉSENTANT

Dans la ville médiévale, derrière le château des Pontevès à Carcès, vit une femme seule : ce n’est pas facile de dire son âge, peut-être soixante-dix ou quatre-vingt-dix ans, elle est un peu fée, un peu sorcière, elle a des yeux malicieux, toujours habillée en noir, elle peut vous enlever le feu, mais aussi vous jeter un sort.

L’autre jour, un homme vint frapper à sa porte :

— Qu’y-a-t-il ?

— Je viens vous présenter un ustensile qui peut faire votre ménage, je peux entrer ?

— Jamais de la vie je n’ai pas encore balayé.

— Justement, cet outil peut rendre votre maison nette comme la paume de la main.

L’homme entra et dit :

— C’est un aspirateur, déverser vos saletés, si vous avez des pelures de pommes de terre, d’oignons, de poireaux, il aspire tout et j’en suis tellement certain que s’il ne le faisait pas je mangerais tout ce qu’il laisserait.

— Tout ? C’est certain ? Vous avaleriez tout ce qui reste ? dit-elle malicieuse.

— Oui ! oui ! je le jure !

L’homme sort son aspirateur de sa boite, prend le fil pour le brancher. Alors la vieille lui dit :

— Il vous faudra avoir bon appétit, car ici il n’y a pas l’électricité.

Solange Coste

LE LOUEUR ET LES DEUX JOURNALIERS

L’un était grand comme Pilate

L’autre, petit, tout rondouillard

Quand arriva monsieur Lattes

Qui en les regardant dit : « Allez, les beaux ,

Peut-être que vous ferez l’affaire,

Je cherche deux journaliers

Qui soient forts pour écraser les mottes.
Je paie deux francs, je donne deux gouttes,

Du pain, du vin et des radis ;

Mais avant de conclure l’affaire

Je voudrais savoir ce que vous savez faire.

Le grand dit : « Je suis le plus fort

Pour tailler, sarcler, mener la charrue.

J’effeuille les roseaux, je cure les puits.

Et toi, mon beau, que sais –tu faire ?

« Rien… ce grand couillon fait tout » !

Solange Coste

 

Histoire racontée par mon grand-père au temps où les ouvriers se louaient sur la place publique.

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