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DIMARS 13 DE FEBRIÉ 2018

 

Dimars gras / Dimars glout

 

 

Ditado :

 

  • Febrié lou plus court, lou plus catiéu de tóutei.

    Février le plus court, le plus méchant de tous.

     

  • À mié febrié, journau entié (journado entiero).

    À la mi-février les journées de travail sont pleines.

     

     

Tèmo :

 

  • Faire le voyage de la lune, partir entier et revenir en quatre quartiers.

    Faire lou viage de la luno, parti entié e reveni en quatre quartié.

     

  • La neige de février tient comme l’eau dans un panier.

    Nèu de febrié tèn coumo aigo dins l’aigo dins un panié.

     

LES « ILS M’ONT FAIT TORT »

                                  LE TABAC

                Deux « m’ont fait tort » s’étaient une fois de plus rencontrés sur  la place d’Armes et parlait de la cherté de la vie, chose qui les intéressait le plus après les pensions de retraite. Et vous savez quand ils démarrent sur ce sujet, vous savez quand ils commencent, mais vous ne savez pas quand ils finiront.

     - Tu as vu, disait l’un, que les paquets de tabac sont devenus plus jolis et petits ? Il n’y a pas assez qu’ils aient mis la main dessus pour vous les faire payer au prix de l’or ! Mais par contre on y trouve beaucoup plus de cigarettes. Tu sais pourquoi ?

      -  Non.

    - Cela est une roublardise de plus du Gouvernement.
     -  Comment se fait-il ?

     - C’est pour augmenter la consommation du tabac. Tu comprends, les cigarettes s’émiettent dans la poche ; ainsi le fumeur pers beaucoup de tabac.

      -  Ce que tu dis là est bien vari !

      - Et puis, tu n’as jamais remarqué que les cigarettes se décollent toutes seules ? On dirait qu’on les a collées avec un peu de salive. Tout cela c’est un calcul de la part du Gouvernement, car, en faisant comme cela, sur un paquet de cigarettes on peut à peine en fumer que la moitié, les autres sont déchirées et sont tout juste bonnes pour la pipe, et en plus on perd des poignées de tabac. Et ce qui est vrai pour les cigarettes, c’est aussi vrai pour les paquets de tabac. Tu vois celui qui a fait des bêtises continue à en faire. Les paquets ne tiennent pas. C’est fait exprès. Ainsi, à ce que m’a dit l’autre jour le bazar au dessus du port, la vente des blagues de tabac a augmenté plus qu’on ne saurait le dire. Tu vois, le Gouvernement a toutes les roueries, et sois certain que, si c’était lui qui vendait les blagues, il les vendrait trouées.

L’ASCENSEUR

 

            Un samedi de Toussaint, un brave homme de Faucon était venu livrer des pommes de terre chez Durand à « l’Hôtel des Alpes ». En sortant de l’office il passe par l’entrée qui donne sur la place « Manuel ». Il s’arrête un petit moment pour rouler une cigarette. Une veille dame bossue passe devant lui, elle appuie sur un bouton dans un recoin, une lumière se fait. Une porte s’ouvre et la dame entre dans un ouvrage en fer avec des vitres.

            Notre homme venait tout juste de coller sa cigarette que, clinc ! la porte s’ouvre à nouveau. Il en sort une belle jeune fille habillée avec recherche.

            « Eh bien ! celle-là ! La semaine prochaine j’amènerai ma femme dans cette machine. Elle fait des miracles ».

Une vieille dame habitait dans un immeuble au quatorzième étage, elle avait une belle chatte et elle l’aimait beaucoup. Un jour la petite bête fut malade, et la vieille dame appela vite le vétérinaire.

Celui-ci examina attentivement la chatte :

  - Ma bonne dame, votre chatte va avoir des chatons !

  - Des petits ! mais, ma chatte ne sort jamais, comment cela aurait-il pu se faire ?

Soudain le vétérinaire vit passer dans la cuisine un gros matou noir.

  - Et celui-ci Madame ?

  - Mais monsieur, vous n’y êtes pas, c’est son frère !

Une dame entre dans une parfumerie, elle s’approche d’une étagère, elle examine soigneusement tous les flacons et demande :

  - Celui-ci, combien coûte-t-il ?

  - 567 francs.

  - Eh bien ! Il ne s’est pas foutu de moi ! Et elle s’en va.

Un vieux vient de rendre l’âme au village.

Un peu avant l’enterrement, deux parents vont présenter leurs condoléances à la maison du pauvre défunt.

En montant l’escalier l’un dit à l’autre : « Où est-ce que l’on pleure, ici ou au cimetière ? »

Sur la route d’Aups à Draguignan, les nids de poule ne manquaient pas dans le temps, ce qui n’empêchait pas le car de rouler aussi vite qu’il pouvait. Les voyageurs étaient secoués, bousculés et sautaient sur leurs sièges. Un jour l’un dit :

  - Chauffeur, doucement, j’ai le derrière en compote !

  - Cependant la route est belle, regardez ! répondit le conducteur.

  - Alors c’est certain, ce sont les roues qui sont carrées.

On parle d’un fainéant devant le père Magloire qui d’un seul coup réplique :

  - Vas ! si le travail se trouvait dans un fanal, ce n’est pas lui qui casserait les vitres pour aller le chercher !

Après quelques réflexions il ajoute à nouveau :

  - Il va tellement vite quand il marche, que tu ne sais pas s’il avance ou s’il recule !

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