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DIMARS 12 DE DESÈMBRE 2017

 

Santo Jano-Franceso de Chantal

 

 

Ditado :

 

  • Lou mounde es uno mar semenado d’estèu

    Le monde est une mer parsemée d’écueils.

     

  • Qu si mardio fa bèn,

    Qu si marido pas tambèn.

    Celui qui se marie fait bien,

    Celui qui ne se marie pas également.

     

  • Carto, fremo e ensalado soun jamai tròup boulegado.

    Cartes, femmes et salade ne sont jamais trop secouées.

     

  • L’ivèr es pas bastard,

    Se noun vèn d’ouro, vèn tard.

    L’hiver n’est pas contrariant,

    S’il ne vient pas tôt, il vient tard.

     

     

Tèmo :

 

  • Le monde est une cage de fous.

    Lou mounde es uno gàbi de fouale.

     

  • La lune est le soleil des lièvres.

    La luno es lou soulèu di lèbre.

L’ENTRÉE DANS PORT DE MARSEILLE

 

La tartane le « Saint Basile »

Du Capitaine Pamphile,

Venait de dépasser les îles de Riou,

Poussée par un vent du large

Qui était carabiné.

Le temps était nuageux

Et la nuit tellement sombre,

Que pour venir de l’arrière à la proue,

Le diable aurait risqué de se marcher sur la queue.

 

 

Il fallait voir comme elle filait

La tartane devant le vent !

Le patron en homme prudent,

La main sur la barre veillait…

Une lame par le travers

Leur fit faire un saut en l’air.

On aurait dit que tout se brisait.

Pamphile crie à son pilote :

« Je crois que la tartane touche…

Envoie la sonde matelot…

Combien avons-nous ? — Sept brasses, fond rocheux

— Nous sommes au Frioul, laisse aller,

Et tachons  de ne pas nous embêter».

Une demi-heure après, patron Pamphile

Dit : « A la vitesse où nous filons

Nous devons nous approcher de Faro.

Que dit la sonde matelot ?

— « Elle donne cinq brasses, fonds sableux »

« Nous ne sommes pas bien loin du Canoubier

Pour mouiller dans le port il faut ouvrir le passage de la chaîne,

Quelle charogne de tempête !...

Un coup de mer les prenant à bâbord

Leur envoie  le nez sur un tas d’algues vertes…

            « Vite la sonde, coquin de sort !...

Combien avons-nous ? » — « Trois brasses , fonds de m… »

— Amène ! nous sommes bien dans le Port ; »

 

Louis Charles-Félix Pèise ( Toulon 1820 – 1878)

 

CRIER POUR NE RIEN DIRE

 
            Cette va-nu-pieds ; tiens ! n’est-ce pas une salope ! ne pas vouloir me la prêter un peu ! Elle avait peut-être peur que je lui mange ! on dit bien que si un  poil tombe dans la farine on ne le reconnait plus !!, criait l’autre soir madame Gaspard.

— Femme, pourquoi tu râles encore ? dit son mari.

— Je râle car je voulais que ma voisine me prête un peu sa mauvaise marmite, celle qui fait si bien cuire les haricots : et cette souillon me l’a refusée. Peux-t-on faire des choses comme cela !!.. Mais allez ! elle s’en repentira : qu’elle se souvienne que je lui rendrai !

— Ah ! tais-toi réplica son mari, tu ne sais pas ce que tu dit : si elle n’a pas voulu te la prêter, comment tu lui rendra ?

LES SOULIERS NEUFS  ( Marius Bourrelly)

 

Mon pauvre ami Pèise, qui est un farceur de première, vint me voir un jour à Pourcieux et, comme nous parlions un peu de tout et beaucoup de l’Almanach du Franc Provençal, entra Babette, la petite d’Alexis, qui venait me faire voir une paire de souliers flambants neufs qu’elle avait acheté sur la place à monsieur Revest de Saint-Maximin.

Pèise les prit dans ses mains, les regardait, les tournait, les retournait d’un côté et de l’autre, tout en disant :

— Qu’ils sont beaux ! Comme il sont bien faits ! mais on fait des souliers comme ceux-là à Pourcieux ?

— Non, répondit Babette, je les ai achetés à un marchand ambulant ; il vous plaisent ?

— S’ils me plaisent ? Tellement que, si j’avais apporté ma pointure, j’irai m’en acheter une paire sur le champ.

— Votre pointure ?

— Eh bien, oui, je ne le savais pas, donc je ne l’ai pas prise.

— Mais… vos pieds ?

— Que je suis bête ! dit Pèise, en se frappant le front, je ne pensais plus que mes pieds étaient venus avec moi.


POUR EN RIRE

 

Marius, assis sur le seuil de la maison où il habite, a une petite cane à la main d’où pendouille une ficelle avec un clou recourbé attaché au bout, et qu’il trempe dans l’eau courante du trottoir.

Monsieur Bonasse, vient à passer par ici, intrigué il lui demande :

— Oh, petit, que fais-tu ?

— Vous ne voyez pas que je pêche, réplique Marius

— Et… ça mord ?


— O, vous êtes le troisième.

 Le maître à son valet :

— Vas voir quelle heure il est au cadran solaire !

— Mais patron il fait nuit !

— Couillon, prend une lumière.

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