DIMARS 10 DE NOUVÈMBRE 2020
Sant Leoun
Tèmo :
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Ma mère m’a recommandé de ne pas toucher la boîte où elle met le poison pour les rats.
Ma maire m’a recoumanda de pas touca la bouito ounte mete (que li mete) lou poueisoun (la pouioun ) pèr lei gàrri
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Le gros soleil a fait fondre la rosée.
Lou souleias a fa foundre l’eigagno.
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Quand il sera l’heure de partir, je t’appellerai.
Quand sera (sara) l’ouro de parti, ti vendrai souna (vendrai ti souna)
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Puisque tu es là, donne-moi un coup de main !
Estènt que (D’abord que ; bord que) siés aqui, douno-mi un còup de man !

IL FAUT S’EN ALLER, IL FAUT S’EN ALLER
Quand un malade voit entrer le curé dans la chambre il se dit :
– Les carottes sont cuites ! je suis foutu.
Car on sait que le curé est le dernier que l’on envoie chercher, peu de temps avant son dernier soupir. Il est à remarquer que presque tous ceux qui meurent, quand le moment arrive de faire le grand saut, auraient-ils été toute leur vie des bouffeurs de curé, ressentent le besoin de se laver de leurs péchés, pour pouvoir comparaître blanc comme neige devant le tribunal de Dieu. Presque tous, comme il se doit, ont peur d’aller pour l’éternité rôtir dans les enfers comme un poulet, ou se faire ébouillanter dans un chaudron comme un porc pour lui enlever les poils.
Pour le pauvre Pétoule, quand il fut sur sa fin, on fit venir aussi un vieux curé pour lui nettoyer un peu la conscience que le pauvre avait noir comme le cul de la poêle. Malgré cela le pauvre bougre n’était pas rassuré. Son âme tremblait. Qui sait ce qu’il allait trouver de l’autre côté de la grande muraille ?
Le curé pour le réconforter lui disait :
– Courage, mon enfant !
– Je me sens partir. J’aurais besoin de quelque chose de fort pour me revigorer, disait le malade.
– Encore un peu de courage. Dans peu de temps vous déjeunerez au Saint Paradis avec les anges.
– Eh bien ! saint homme, dit Pétoule, faites-moi ce plaisir. Vous devriez passer devant… pour préparer la table. Moi je ne suis pas pressé, je pourrais y aller dans quelques années.