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DIMARS 26 DE FEBRIÉ 2019

 

Sant Nestour

 

Ditado :

 

  • Uno flour fa pas lou printèms.

Une fleur ne fait pas le printemps.

 

  • Fau presta ni soun chivau, ni soun fusiéu, ni sa mouié.

Il ne faut prêter, ni son cheval, ni son fusil, ni son épouse

 

  • Devinaio 

  • Qu’es acò ?

Damisello embarrado au couvènt,

Noun vèi ni plueio ni vènt

E qu’es muiado toustèms.

Qu’es-ce que c’est ?

Demoiselle enfermée au couvent,

Elle ne voit ni pluie, ni vent

            Et qui est toujours mouillée.

            Responso : la lengo

            Réponse : la langue

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LA FOI

 

         Il y a des tas de gents, très dévots, qui s’en vont chaque année, faire quelque pèlerinage en lieu saint, quand ils ne vont pas à Rome se faire bénir par le Pape.

            L’an passé, madame Castagnier, la femme du médecin qui est tant renommé pour les enfants, voulu, elle aussi, aller un peu voir le nouveau pape afin qu’il lui donne sa bénédiction.

            Vous la connaissez comme moi, cette brave femme, est grosse, mais grosse… Elle a autant de volume qu’un tonneau de vingt hectolitres. Je peux vous affirmer que quand elle est dans un wagon, elle tient tant de place qu’elle pourrait payer pour trois, et encore elle ne serait pas perdante.

            Quoiqu’il en soit, cela ne me regarde pas, ce que je veux vous raconter c’est tout autre chose.

            Madame Castagnier, donc, arriva à Rome sans trop de difficultés. Elle fut reçue en audience par le Saint-Père qui lui donna, comme cela se fait toujours, la bénédiction que lui demandait cette brave femme dont le mari envoyait dans l’autre monde tant de pauvres bougres de malades.

            Une fois que cela fut fait, le souverain Pontife qui ne pouvait pas s’empêcher, en voyant une créature si bien en chair, de songer qu’elle était malaisée à transporter lui dit comme cela :

 - Pourquoi, ma fille, êtes-vous venue à Rome ? Qu’est-ce qui vous a conduit ici ?

 - C’est la Foi, grand Saint-Père, répondit madame Castagnier.ourage et leur dit ainsi :

Quand elle eut passé la porte, avec toute sa graisse, le Pape se tourna vers son entourage et leur dit ainsi ::

i :Vous voyer ici la preuve qu’ils ont bien raison ceux qui disent que la Foi peut déplacer des montagnes.

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J

LA VENUE DES ROIS MAGES

 

         Pour parlez-vous du théâtre Rampin, dit madame Barbette, je me rappelle qu’à pareille époque, pour les fêtes de Noël, on jouait la Pastorale ;

            Nous y allions toutes, nous-autres les femmes de la maison. . Nous habitions alors rue du Gars, au 46.

            Là il y avait là madame Barna, la vieille madame Toubin, la commère Carlon avec sa nièce Caroline, qui toutes, les pauvres, ne sont plus de ce monde.

            Qu’elles soient au Paradis !

Le beau temps passé où nous aimions tant rire. Dire que de tout ce troupeau je reste seule, pauvre de moi.

– Je t’ai toujours dit, coupa son mari que tu es immortelle.

– Toi répliqua madame Barbette, tu n’as pas deux liards de sens. Tu as sans arrêt le mot pour rire. On ne peut pas parler cinq minutes sérieusement avec toi.

Pour en revenir à la Pastorale, tous les ans on ne manquait jamais d’y aller deux ou trois fois. Que c’était beau !

Ce que je me rappelle le mieux c’était à la fin, quand chacun venait à l’étable pour apporter ce qu’on amène à l’accouchée. Mais ce qui me plaisait encore plus c’était l’arrivée des trois Rois Mages.

On entendait frapper à la porte. Alors saint Joseph disait :

– Qu’on sont ceux, qui frappent à la porte si tard ?

Quelqu’un qui se trouvait là répondait :

– Ils sont trois grands rois d’Orient qu’on vient adorer Jésus qu’il est né cette nuit, dans cet étable.

Alors saint Joseph disait ainsi, d’une grosse voix, en levant son bâton :

– Dites-z-i qu’on rentre deux par deux et le reste en foule.

À ce moment, la porte de l’étable s’ouvrait en grand et, dans le fonds, à la clarté d’une belle étoile, on voyait les trois Rois Mages habillés d’or et d’argent ; le roi maure plus noir que le derrière de la marmite et les deux autres avec une barbe qui leur descendait jusqu’au nombril.

Je ne me rappelle  pas s’ils avaient amené des chameaux avec eux, mais ce que je sais c’est que c’était quelque chose de beau.

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